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Nutrithérapie

 

La santé passe par l’assiette

 

Il y a plusieurs siècles, Hippocrate disait « Que ton aliment soit ta seule médecine » ; à présent, et dans la même optique, les médecins en nutrition recommandent les alicaments naturels ou aliments fonctionnels[1] (functional food) pour prévenir certaines maladies et pour préserver notre santé (agrumes, fruits rouges, tomate, chou de Bruxelles, brocoli, épinards ou cresson, curcuma, thé vert, chocolat noir…)[2].

La médecine nutritionnelle (ou Nutrithérapie) est une médecine préventive et curative qui vise à conserver la santé ou la restaurer à l’aide des alicaments naturels. La nutrithérapie nous aide à prendre conscience de l’impact des aliments sur notre santé. La nutrition est dorénavant considérée comme un facteur essentiel de l’apparition ou de l’aggravation de certaines maladies. En effet, les recherches en nutrition, les plus récentes s’accordent sur le fait que malgré leur utilité, les médicaments ne peuvent compenser les méfaits d’une mauvaise alimentation. Le rythme de vie accéléré de nos sociétés modernes nous incite, aujourd'hui à la consommation d'une nourriture non équilibrée, déjà préparée, réchauffée au micro-onde. Graisses, sucres, conservateurs et colorants, résidus d’engrais chimiques, pesticides, herbicides, insecticides, fongicides et toxines, sont plus que jamais présents dans notre alimentation.

Ces recherches en nutrition s’intéressent de plus en plus aux maladies chroniques (diabète, maladies cardiovasculaires)), dégénératives et neurodégénératives (maladies d'Alzheimer et Parkinson) ou de surcharge pondérale (obésité), maladies auto-immunes, cancer, arthrose, ostéoporose, dépression, asthme… qui ont des origines génétiques, mais également environnementales (alimentation, sédentarité, pollution, stress...).

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Depuis, la notion d'alimentation équilibrée a fait son apparition et les méfaits potentiels de l'alimentation moderne, trop raffinée par les techniques industrielles, ont été mis en évidence. L’accent est mis, sur le rôle des macronutriments (protéines, glucides et lipides) et des micronutriments (vitamines, minéraux, oligo-éléments et composés phytochimiques : flavonoïdes, caroténoïdes, polyphénols).

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Alimentation équilibrée

  1. Des repas équilibrés.

Part

Afin d’assurer un équilibre nutritionnel, favoriser la diversité, en choisissant les aliments dans les différents groupes alimentaires : les légumes et les fruits (50%), les féculents (25%), les viandes et les poissons (25%), auxquels on ajoutera un apport de calcium (produits laitiers). Ainsi, le repas contiendra :

  • Des glucides (sucres) : des céréales complètes et variées (blé, riz, seigle, orge, maïs, avoine); des légumineuses (haricots blancs et rouges, flageolets, pois cassés, pois chiches, lentilles blondes, vertes, brunes ou corail, fèves, soja); des tubercules (pomme de terre, patate douce) ;

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  • des protéines : les protéines provenant des poissons et des légumineuses (le soya, les lentilles, les fèves, les pois chiches...) devraient être privilégiées;

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  • des lipides (corps gras) : comme ceux qu’on retrouve dans les poissons gras, les graines et les noix, et dans les huiles végétales, pressées à froid (olive et colza).

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Apport énergétique

Nos besoins quotidiens en protéines sont de 0,8g de protéines par Kg de poids et par jour. Exception faite, naturellement, de la grossesse (0,9g) et de l'allaitement (1g).

Nos besoins quotidiens en glucides sont de 4g par Kg de poids et par jour. 1 gramme de glucide fournit 4 calories.

Nos besoins quotidiens en lipides sont de 2g d’oméga-3 et de 10g d’oméga-6 par jour : 5 fois plus d’oméga-6 que d’oméga-3.

 

2. Des aliments frais et de bonne qualité.

  • Eviter les aliments raffinés tels que les pâtes & le pain blanc, les produits de boulangerie industrielle et les plats préparés.
  • Privilégiez les fruits et légumes frais, mais les formes surgelées ou en conserve sont acceptables sur le plan nutritionnel (les légumes congelés sont préférables à ceux qui ont séjourné trop longtemps au réfrigérateur).

 

3. Des aliments fonctionnels pour renforcer les défenses de l’organisme

Il existe de nombreux facteurs environnementaux qui peuvent contribuer à affaiblir l’organisme et à détruire l’ADN des cellules : pollution, les solvants et les produits d'entretien, les conservateurs alimentaires, les colorants, les pesticides, les métaux lourds, le tabac, la mauvaise alimentation, les cuissons inadéquates. Choisir les aliments qui permettront :

  • d’éliminer les toxines de l’organisme : les végétaux
  • de se protéger contre les radicaux libres, de stimuler les défenses antioxydantes et de régulariser le système immunitaire : les fruits & légumes et les épices
  • de lutter contre les états inflammatoires : les glucides à index glycémiques bas
  • de se protéger des dommages cellulaires : la vitamine D
  • d’augmenter la fabrication des molécules anti-inflammatoires  et anticoagulantes, afin de prévenir les maladies cardiovasculaires et le cancer : les oméga-3

 

 


[1] Un aliment est dit fonctionnel, s’il est assez riche en composés phytochimiques pour avoir des effets-médicaments.

[2] Les aliments contre le cancer. Richard BéliveauÉditions Trécarré. Canada. 2005.

 

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